Avec GoodPlanet, l’éducation par et pour l’environnement

Vivre dans une société qui répond aux besoins des générations actuelles, c’est super. Mais vivre dans une société qui, en plus, ne nuit pas aux ressources nécessaires pour répondre aux besoins des générations futures, c’est idéal non?

Ceci, c’est l’objectif du développement durable, que l’on croit possible grâce à l’éducation à l’environnement et plus largement à l’éducation au développement durable. Mais l’éducation à l’environnement, qu’est-ce que c’est exactement? L’éducation à l’environnement, c’est l’éducation par et pour l’environnement, c’est apprendre par et dans l’environnement, c’est reconnecter petits et grands à leur environnement, à la nature qui les/nous entoure. Solidarité, autonomie et responsabilité à l’égard des réalités socio-environnementales sont des éléments-clés de l’éducation à l’environnement. Cela va de l’alimentation durable à l’économie circulaire, des changements climatiques à l’énergie, de la gestion de l’eau à celle des déchets, de la mobilité et la sécurité routière à la santé… Dans le cadre de l’école? Oui, mais pas uniquement. Éduquer à l’environnement peut aussi se faire dans le cadre des loisirs ou du contexte familial.

Des acteurs clés du changement

Éduquer les enfants et les jeunes à l’environnement, c’est leur permettre de poser des choix conscientisés, raisonnés et critiques, afin de participer activement à la société de demain, à un monde plus durable. Les habitudes apprises par ces enfants et jeunes perdureront généralement à l’âge adulte.

D’ailleurs, on constate aujourd’hui que les nouvelles générations ont une conscience très forte des enjeux environnementaux, qu’elles sont soucieuses de leur avenir et qu’elles se mobilisent pour la défense de la planète. Ces habitudes plus respectueuses de l’environnement ne sont pas seulement positives pour la planète, elles sont aussi bénéfiques pour les enfants, les jeunes et les adultes. En effet, être et jouer dehors, se déplacer à pied ou à vélo, respirer un air de qualité, manger des fruits et des légumes locaux et de saison, consommer des denrées cultivées ou produites dans le respect de l’environnement a un impact réel sur le bien-être, la santé et le développement des enfants. Et bonne nouvelle: ce qui est bon pour nos enfants est bon pour la société et la planète.

Être et jouer dehors

“Les enfants devraient vivre dehors, face à face avec la nature qui fortifie le corps, qui poétise l’âme et éveille en elle une curiosité plus précieuse pour l’éducation que toutes les grammaires du monde», nous disait Alexandre Dumas. Les enfants de 6 à 11 ans passent en moyenne 6 heures sans bouger sur les bancs de l’école et 2 heures de plus devant les écrans. Ils ne jouent presque plus dehors et passent en moyenne 80% de leur temps à l’intérieur. Être en contact avec la nature, c’est apprendre à la connaitre, la comprendre et l’apprécier, ce qui donne envie de la préserver. Et ce contact avec la nature, on en a tous besoin, pour notre santé, notre bien-être… Sais-tu par exemple qu’en moyenne, dans les crèches classiques, les enfants sont absents pour cause de maladie 8% du temps, contre 3% pour les “crèches en nature”»? Être dehors n’est pas seulement bon pour la santé, c’est aussi bon pour le développement de l’enfant: découvertes, expériences, imagination, créativité, motricité, tranquillité, apprentissage de l’autonomie, du partage, de la collaboration et de la sociabilité… Être dehors, être dans la nature est idéal pour jouer tout en apprenant et apprendre tout en s’amusant.

Image associée

Mobilité et qualité de l’air

Se reconnecter avec son environnement, c’est aussi se déplacer dans son environnement; un environnement que l’on désire sain. Cependant, dans 60% des écoles en Belgique, la qualité de l’air est préoccupante, voire dépasse le maximum légal. Cette situation est principalement due aux émissions venant des gaz d’échappement générés par le trafic. En de nombreux endroits à Bruxelles, la concentration de substances nocives, comme le dioxyde d’azote (NO2), est très importante. Et les enfants sont plus sensibles que les adultes aux effets de la pollution de l’air. La solution est évidente: nous devons réduire le nombre de voitures dans les rues et recourir davantage à des alternatives telles que la marche, le vélo et les transports publics. Nous devons recréer un environnement respectueux des enfants, par et pour les enfants, un environnement dans lequel ils se sentent en sécurité. Encourageons nos enfants et encourageons-nous à prendre place dans l’espace public. Apprenons-leur à se déplacer en toute sécurité. Une ville où les enfants se sentent bien est une ville où l’on se sent toutes et tous bien.

Se déplacer à vélo, à pied ou en transports en commun a un impact sur les capacités de développement de l’enfant et sur son bien-être. Un enfant qui se rend à l’école, à son stage ou à son activité extrascolaire à vélo, à pied ou en transport public est un enfant qui apprend l’autonomie, qui améliore son aptitude à s’adapter à de nouvelles situations, qui jouit de plus nombreuses occasions pour socialiser et qui apprend à respecter les règles. Mais c’est aussi un enfant qui pratique une activité physique, impliquant un effet positif sur son humeur et sa capacité de concentration.

Alimentation durable

Se reconnecter avec son environnement, c’est aussi réapprendre à goûter aux fruits et légumes locaux et de saison. En apprenant à connaitre de nouveaux fruits et légumes, les enfants se reconnectent bien sûr à la nature. Faire sentir, toucher, cuisiner et goûter aux enfants les fruits et légumes de saison, c’est leur donner l’envie et le gout de ces aliments bons pour la santé. C’est lorsqu’on est jeune qu’on apprend à manger correctement et à découvrir la diversité des fruits et légumes. Or, 3 enfants sur 4 ne mangent pas assez de fruits et légumes, qui sont pourtant nécessaires pour un bon développement et une bonne croissance. Une alimentation saine prévient certains problèmes de santé et renforce le système immunitaire, mais a aussi un impact sur la santé mentale. De plus, l’alimentation des enfants forme leurs habitudes alimentaires d’adultes. Choisir des fruits et légumes locaux, c’est éviter les longs transports et donc diminuer l’émission de CO2. Manger des fruits et légumes locaux, c’est aussi éviter de chauffer et éclairer les serres. Sais-tu par exemple que la même quantité d’énergie est nécessaire pour cultiver des fruits et légumes sous serre que pour acheminer ces mêmes produits par avion, sur une distance de 4000 à 8000 km? Préférons donc les fruits et légumes de chez nous, cultivés en pleine terre et à ciel ouvert!

Ensemble, faisons de notre planète une GoodPlanet!

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *