Les catastrophes influencent le sexe des enfants

Attentats, stress au travail: moins de garçons. Le stress de la maman influence le sexe des enfants et nuit au fœtus, selon une étude publié dans la revue scientifique “PNAS, the Proceedings of the National Academy of Sciences”. Des chercheurs des universités de Columbia et de New York aux États-Unis ont remarqué que les grands événements catastrophiques (attentats, guerres, catastrophes naturelles, crises économiques, famines, génocides, grave instabilité politique…) ont une influence sur le sexe des enfants qui naissent pendant et un peu après.

Ce fut notamment le cas lors des attentats du 11 septembre 2001, le tremblement de terre d’une magnitude de 7,9 au Chili en 2005 ou encore la crise économique qui a marqué les années 2000. Ces drames ont, en effet, fait exploser le nombre d’accouchements prématurés et le nombre de naissances de petites filles.

Plus de fausses couches

Mais comment expliquer un tel phénomène? L’utérus de la mère est le premier foyer influent. Il est aussi important que celui dans lequel un enfant sera élevé, si ce n’est plus. Les garçons sont plus vulnérables aux environnements prénataux défavorables, ce qui suggère que les femmes très stressées risquent moins de donner naissance à un garçon en raison de fausses couches, survenant parfois sans qu’elles ne sachent qu’elles étaient enceintes.

Ainsi, après les quatre attentats suicides du 11 septembre 2001 aux États-Unis, 12 % des nouveau-nés de sexe masculin, attendus entre septembre et décembre, n’ont pas vu le jour. Ces fausses couches s’expliquent par le fait que les petits garçons sont plus sensibles aux changements hormonaux de leur mère. Le stress peut également affecter le système immunitaire de la mère, entraînant des changements qui affectent le développement neurologique et comportemental du fœtus.

Stress au travail

Le stress quotidien aurait aussi un impact. Les scientifiques américains affirment que les mamans souffrant de tension artérielle élevée et de stress donnent naissance à moins de garçons. Si le stress est physique, le ratio est de quatre garçons pour neuf filles. S’il est psychologique, on est à deux garçons pour trois filles. Un stress qui induit enfin des accouchements prématurés. 30 % des futures mamans soumises à un stress professionnel ont accouché prématurément.

Plus d’infos sur https://www.cuimc.columbia.edu/news/stress-during-pregnancy-may-affect-babys-sex-risk-preterm-birth.

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